" Une vague de 30 m de haut que personne ne voit véritablement venir..."

C'est en ces termes que M. Philippe Douste-Blazy, alors ministre des solidarités, de la santé et de la famille, qualifiait en septembre 2004, après l'étude sur les différents aspects de la maladie, la progression inexorable d'une maladie aussi répandue qu'elle est finalement peu connue aujourd'hui : la maladie d'Alzheimer.

En découvrant en 1907 les lésions cérébrales caractéristiques de cette maladie neurodégénérative, un neuropsychiatre allemand du nom d'Aloïs Alzheimer pouvait-il en effet imaginer qu'un siècle plus tard près de 25 millions de personnes en seraient atteintes dans le monde ?

Un défi majeur pour la politique de santé publique

La maladie d'Alzheimer est définie par l'association d'un syndrome démentiel, soit la détérioration progressive des fonctions cognitives avec un retentissement significatif sur les activités sociales et professionnelles du malade, et l'existence de lésions cérébrales spécifiques. Il s'agit en fait d'un peptide issu d'une protéine et produit anormalement, qui provoque la formation de plaques séniles et qui, en s'accumulant entre les neurones, les détruit petit à petit.