Les médicaments contre la maladie d’Alzheimer ont une « efficacité modeste »

La Haute Autorité de Santé (HAS) conclut après les avoir réévalués, que les quatre médicaments qui bénéficient d’une indication officielle dans le traitement de la maladie d’Alzheimer « n’enrayent pas sa progression ». Ils n’agissent en fait que sur les symptômes, et non contre le mal lui-même. En revanche, leur niveau de service médical rendu (SMR) a été confirmé, compte-tenu de la gravité de la maladie.


Les quatre médicaments concernés sont le Donépézil (Aricept®), la Galantamine (Réminyl®), la Rivastigmine (Exelon®) et la Mémantine (Ebixa®). « Leurs effets sont modestes et portent essentiellement sur les troubles cognitifs » précise la HAS. Le « progrès thérapeutique apporté n’est pas aussi important qu’attendu. Il est désormais considéré comme mineur ».

Toutefois et en dépit du caractère modeste des effets observés, la place de ces traitements dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer est maintenue. « Les médicaments ne sont qu’un des éléments de cette prise en charge, mais les experts ont estimé qu’ils y jouent un rôle structurant » conclut la Haute Autorité.

Source : Haute Autorité de Santé, 3 octobre 2007



L’Humanitude

Alternative efficace ou complément précieux des traitements médicamenteux, l’Humanitude® leur permet de vivre dans une plus grande dignité. Cette méthode éprouvée laisse une large place à l’échange, et à « la mémoire des moments de bonheur ».

« Toucher, regarder, parler : la communication quotidienne s’établit par les sens.». Le recours à cette méthode facilite les rapports : jusqu’à 90% des comportements d’agitation pathologique disparaissent. Les états douloureux régressent.

Cent-vingt secondes... en 24 heures. C’est la durée moyenne pendant laquelle le personnel soignant parlait dans les années 80, à ces patients atteints de démence. Choquant ? Non. « Simplement, l’être humain n’est pas conçu pour s’adresser à une personne qui ne parle plus », souligne Yves Gineste. Avec un temps de parole plus important les patients retrouvent dynamisme et mobilité.

Les professionnels de santé doivent revoir leurs réflexes : faire la toilette d’un malade, cela s’apprend. « Ne commencez jamais par le visage. Il est réservé aux proches, car il relève de l’intime. Souvent, les patients en perte de capacité ne reconnaissent pas le personnel soignant. Ce geste risque de les agresser ». L’accompagnement dans la tendresse et le respect de l’autonomie des malades permet d’observer rapidement un mieux-être, voire une disparition totale des troubles du comportement.