Les espoirs

 

Traiter avant l’apparition des symptômes, bientôt une réalité?

 

L’imagerie cérébrale progresse

La découverte de biomarqueurs

 

 

 

L’émergence de nouveaux moyens de détection des changements dans le cerveau liés à la maladie d'Alzheimer -comme l’imagerie, la découverte de biomarqueurs ou encore les avancées des études génétiques- rapproche pour les scientifiques l’opportunité de pouvoir développer des stratégies de prévention, avant même l’apparition des premiers symptômes. Cet expert de la maladie d’Alzheimer, chercheur à la Harvard Medical School, fait le point sur cet espoir qui pourrait rapidement devenir réalité, lors d’une récente réunion de l'Association Américaine pour l'Avancement de la Science.

 

Le Dr A. Reisa Sperling, directeur du Centre pour la recherche et le traitement d'Alzheimer explique que de récentes données suggèrent que le processus préclinique de la maladie d'Alzheimer serait déjà en marche 10 voire 20 années avant les premiers symptômes. Avoir la capacité d’identifier le tout début de la maladie, représente une opportunité incroyable d’intervention précoce pour retarder ou même empêcher l'apparition de la démence. Ces espoirs sont issus d’une réunion d’experts, du 13 juin dernier, modérée par le Dr Sperling, sur le vieillissement du cerveau, “The Aging Brain,” organisée par l’AAAS and la Dana Foundation dans le cadre d’un cycle “Neuroscience and Society.”

 

Grâce à des études d'autopsie sur des patients atteints d'Alzheimer, les chercheurs savent, depuis les années 1980, que certaines anomalies cérébrales sont associées à la maladie, dont les fameuses plaques amyloïdes et faisceaux de fibres ou enchevêtrements neurofibrillaires qui se forment dans les cellules nerveuses. Au cours de la dernière décennie, les scientifiques ont pu également utiliser de nouvelles méthodes d'imagerie cérébrale comme la tomographie par émission de positons (TEP) pour identifier les signes précoces de la maladie d'Alzheimer chez des personnes sans symptômes apparents de la maladie. Une recherche suggère qu'environ un tiers des personnes de plus de 65 ans ont une certaine quantité de plaques amyloïdes dans leur cerveau. De nouvelles recherches montrent que la détection devient possible, même avec de très faibles quantités de plaques. Les chercheurs ont aussi identifié plusieurs biomarqueurs de protéines circulant dans le liquide céphalo-rachidien, qui semblent être associées au développement de la maladie.

 

Ces deux axes de progrès, imagerie et biomarqueurs devraient permettre prochainement, indique le Dr Sperling, de détecter des preuves précliniques de la maladie d'Alzheimer et de cibler la maladie à ses premiers stades, avant le développement de dommages irréversibles au cerveau et du déclin cognitif et avant même l’apparition d’une déficience cognitive légère.

 

Source: Advancing Science Serving Society (AAAS)

Mis à jour ( Samedi, 07 Juillet 2012 17:21 )